Ni les "Taxieurs" ni les usagers ne semblent être au courant de la nouvelle législation - Info Trafic Algérie - ITA

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jeudi 3 novembre 2016

Ni les "Taxieurs" ni les usagers ne semblent être au courant de la nouvelle législation

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Personne ne semble au fait des nouvelles dispositions concernant les chauffeurs de taxis publiées le lundi 31 octobre au Journal officiel. Ni les clients, ni les « taxieurs » n’ont eu vent de cette nouvelle législation censée recadrer les abus de certains transporteurs urbains.

Place Audin, au centre d’Alger. Nous sommes mercredi après-midi, trois jours après l’entrée en vigueur du nouveau texte. À la station, deux clients s’impatientent devant le seul taxi sur place. « Course ou rien », lance le « taxieur ». Les clients refusent net de payer les mille dinars exigés par le chauffeur. « Il est fou. Pour aller a Hydra, il me demande mon salaire ou quoi. C’est des profiteurs » s’indigne l’homme.

Une file commence peu à peu à se former dans la station. Une quinquagénaire intervient dans la discussion : « Ce matin, pour aller du Golf à El Madania, on m’a demandé 1.500 Dinars. Vraiment, il n’y a plus de limites ». Une autre dame, employée au ministère des Transports, nous informe « qu’il est possible de porter plainte contre le chauffeur de taxi en prenant note du numéro inscrit sur la portière de la voiture ». Un homme lui répond, ironique : « Et on fait comment pour aller jusqu’à El Biar pour déposer plainte ? À moins d’une coursa… ».

Une autre dame interpelle un policier qui passe à ce moment-là : « Tous les taxis qui s’arrêtent exigent des trajets payés en courses » s’insurge-t-elle. L’homme de loi lui répond qu’elle a toujours la possibilité d’aller porter plainte avant de redémarrer.

Alors que la file d’attente s’étend de plus en plus, des taxis passent sans aucune attention envers le public. Lorsqu’ils daignent répondre aux sollicitations, c’est la même réponse qui revient presque à chaque fois : « Ce n’est pas ma route » ou encore : « Il y a un client qui m’attend quelque part ».

Un peu plus haut. Vers Didouche Mourad. Un chauffeur de taxi est adossé contre sa voiture. Nous lui demandons s’il est possible de nous emmener à la Grande Poste. « Vous traversez de l’autre côté de la route et vous tentez votre chance », répond-il. Lorsque nous tentons du coté de la Grande Poste, la situation n’est guère meilleure. Nous y retrouvons d’ailleurs des clientes qui étaient à la Place Audin. « Nous tentons notre chance du côté d’Alger, peut-être que… ».

Elles finiront par s’en aller au bout de dix minutes. Trois hommes tentent d’embarquer à bords d’un taxi à peine arrêté. « Aw, c’est quoi ! Une colonie de vacances. Je ne prends pas plus de trois et c’est cinquante dinars chacun ou rien ». Blasés, les trois hommes acceptent à contre-cœur.

Place des Martyrs. Un chauffeur de taxi accepte de nous faire monter à trois en direction de la Grande Poste pour cinquante dinars. Il explique : « Vous savez, il y a de tout parmi les chauffeurs de taxi comme partout. Personnellement, j’ai un diplôme de taxi. Je n’ai pas encore obtenu mon permis à places. Je loue mon véhicule auprès d’une société de taxi pour deux mille trois cent dinars la journée. Parfois, je les fais rentrer. D’autres fois, je m’en remets à Dieu ».

Source: TSA

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