Crash d’Air Algérie : Le rapport des experts dénonce le manque de formation des pilotes - Info Trafic Algérie - ITA

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jeudi 26 janvier 2017

Crash d’Air Algérie : Le rapport des experts dénonce le manque de formation des pilotes

Le rapport des experts judiciaires relatif au crash du vol AH 5017 d’Air Algérie, le 24 juillet 2014, dénonce des manquements en matière de formation des pilotes, a-t-on appris mercredi, de sources médiatiques.



Selon les médias français cités par des journaux burkinabè, le rapport a été remis en fin décembre 2016, par des experts judiciaires aux magistrats parisiens.

Ainsi, à en croire le quotidien Le Figaro, le rapport de 250 pages montre comment Swiftair, compagnie de leasing, a clairement «manqué à ses obligations, notamment en matière de formation des pilotes».

Les experts judiciaires indiquent dans les colonnes du journal que les pilotes étaient des saisonniers avec de longues périodes d’inactivité. Il en ressort que ces pilotes n’avaient pas effectué d’heures de vol pendant les huit mois précédant le crash de l’avion d’Air Algérie.

«Swiftair n’a pas respecté ses engagements concernant les formations complémentaires à mettre en place suite à de longues périodes d’inactivité. Ce manquement génère un déficit d’entrainement», détaillent les experts cités par Le Figaro.

De son côté, le journal Le Parisien (repris par le site d’information Lefaso.net) rapporte qu’à ce stade, aucune mise en examen n’est intervenue dans cette enquête.

Le 24 juillet 2014, très tôt le matin, peu après le décollage de l’appareil MD 83 du constructeur américain McDonnell Douglas, le vol Ouagadougou-Alger s’était écrasé dans le Nord du Mali, non loin de la frontière avec le Burkina Faso.

Il avait 110 passagers à bord, dont 54 Français, 23 Burkinabè, des Algériens (8), des Libanais (6), et six membres d’équipage espagnols. Aucune personne n’a survécu au crash.  

Quelques mois après le drame, un pré-rapport avait indiqué que l’accident avait été provoqué par la non-activation par les pilotes du système d’anti-givre des moteurs, suivie du décrochage de l’avion.

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